La ruche qui dit oui...à qui? Un article sur les dangers pour la petite paysannerie du "drive paniers".

Voici un texte écrit par le collègue et ami paysan qui nous soutient depuis le début dans notre projet, texte que nous relayons et vous incitons à diffuser largement autour de vous :

LA RUCHE QUI DIT OUI...A QUI ?


Un nouveau “frelon” Parisien exterminateur de la petite paysannerie continue ses ravages !


Depuis plusieurs années, des groupes de consom-acteur-actrices se sont regroupés pour aider au maintien ou à l'installation de paysans (AMAP ¹, ACAPE ², centres de réinsertion, etc...), mais depuis peu cette mouvance semble s'essoufler.

Par contre, de nouveaux moyens de distibution ont vu le jour, via internet comme “La ruche qui dit oui”.


Grâce à la médiatisation énorme dont à bénéficier cette nouvelle formule, l'engouement auprès de celle-ci a bien pris. En effet, la presse laisse supposer aux lecteurs qu'il s'agit de distribution de paniers en vente directe, alors que c'est une plate-forme logistique qui prélève près de 20 % du chiffre d'affaires aux paysans adhérents à ce système, dont:


  • environ 10 % pour le gérant d'une voire plusieurs ruches (comme à St Nazaire),

  • environ 10 % pour la “start-up”(°3) parisienne.


Ce fonctionnement ne permet donc pas aux petits paysans qui y adhèrent de dégager un revenu suffisant. Seules les très grosses exploitations agricoles (avec salariés) habituées à fournir les plate-formes des grandes surfaces peuvent tenir leur engagement, surtout pour les produits frais.


La dite ruche a un sytème identique aux grandes surfaces, qui consiste à faire du profit sur les producteurs en pressant sur les prix. Les petits paysans ces dernières décennies, en ont payés les conséquences; ils n'ont eu comme choix, de disparaitre.


Installer et maintenir de jeunes paysan(ne)s en place avec ce système de ruche capitaliste-pyramidale est impossible et, loin de la solidarité active mise en place par les consom-acteur-trices.



Des produits non bio en grande partie, et pas si local que ça !


La plupart des fournisseurs de la ruche sont des agriculteurs ou des artisans ou des commercants non bio et, pour la ruche le local se situe dans un rayon de 250 km ! De plus, pas de contrat d'engagement fiable auprès des approvisionneurs. La loi de l'offre et de la demande conditionne les apports de marchandises auprès des consomateurs.


Qui se cache derrière les ruches ?


Les patrons de la ruche qui dit oui; Xavier NIEL (président de free), Marc SIMONCINI (co-fondateur du site de rencontres meetic. fr) et Christophe DUHAMEL (co-fondateur du site marmitton.org) ont compris au même titre que les patrons des grandes surfaces, l'intérêt de mettre en place un système similaire au drive via internet. ³


Cette“start up” laisse supposer qu'il s'agit d'une alternative d'achat aux grandes surfaces par un soutien aux agriculteurs, mais il n'en est rien! Cette entreprise n'est qu'intermédiaire entre des fournisseurs et des “mangeurs” qui sont aussi dupés par une association de façade.

La seule similitude avec une ruche d'abeilles, c'est que les reines (ou plutôt les rois) s'engraissent et font leur miel sur le dos des ouvrier(ère)s (en l'occurence les paysans) en engrangeant un chiffre d'affaires de 745 000 € en 2013 !



Start up” bientôt côtée en bourse ?


Le capitalisme a de beaux jours devant lui, aussi ne nous étonnons pas que cette “sart up” forte de milliers d'adhérents cherche le profit à court terme et placera en bourse pour le bienfait de ces actionnaires !


Ce type de fonctionnement met en difficulté les solidarités entre les consom-acteur-actrices et les paysan-nes en bio. Mais notre prise de conscience militante doit pouvoir s'appuyer sur des critères sociaux, humains et environnementaux pour contrer ce nouveau système marchand et capitaliste.

Cette “start up” est comparable à un frelon qui tue la dynamique des “vraies” ruches que sont les AMAP, les ACAPE, et autres formules solidaires avec les paysans du Nord comme du Sud.



A toutes et à tous, réagissons face à ce fléau, comme Benjamin GUILBAUT l'a fait dès juin 2014, en alertant les amaps dans un texte intitulé:

Attention... pourquoi les amap disent non à la ruche qui dit oui!

http://www.amapbiodevant.fr/blog/actualites/reseau/attention-une-amap-na-rien-a-voir-avec-les-principes-de-ruches/



Vous pouvez faire circuler l'info dans vos réseaux sociaux pour générer une contre-offensive avant qu'il ne soit trop tard pour la survie des petits paysans bio dont nous faisons partie.

Si vous connaissez des journaux alternatifs vous pouvez leur demander de s'emparer de ce sujet afin de dénoncer les méthodes de ce grand groupe financier qui veut s'emparer de l'autonomie alimentaire et qui menace dangereusement les réseaux de distributions des petits paysans de France et d'ailleurs.



Hubert MORICE, paysan bio co-fondateur des ACAPEs autogérées de SAINT NAZAIRE (44)




Sources :


¹AMAP : association pour le maintien de l'agriculture paysanne et bio

² ACAPE : Alliance des Consom-acteur-actrices, des paysan-nes, et des écologistes.

³ “La ruche qui dit non!”


 

N.B : le texte ci-dessous en format PDF.

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la ruche qui dit oui...à qui.pdf
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Vous pouvez aussi lire ce très bon décorticage du mécanisme capitaliste de la ruche qui dit oui, ainsi qu'un article de la revue silence à propos de l'impact du drive sur internet sur les circuits courts.

Les deux articles se trouvant ci-dessous.

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la ruche qui dit oui_fnoc (1).pdf
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article circuits courts revue silence n°
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la ruche qui dit oui !!!!_.pdf
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Commentaires : 25
  • #1

    Lucie Réchard (vendredi, 03 octobre 2014 12:50)

    Bonjour,
    Les propos de cet article ainsi que ceux relayés sur le site de amapbiodevant.fr sont diffamatoires. Nous l'avions d'ailleurs fait savoir au Directeur de publication du site d'amap44 qui avait diffusé en premier cet article de Benjamin Guibault, et qui a immédiatement reconnu le caractère diffamatoire de l'article et l'a supprimé, comme vous pourrez le constater en suivant ce lien http://www.amap44.org/actualites/la-ruche-qui-dit-non--1403215703374.htm. Il a également publié notre droit de réponse comme l'exige la loi: http://www.amap44.org/actualites/droit-de-reponse-de-la-ruche-qui-dit-oui--1408032666517.htm

    Nous pensons réellement que les circuits-courts méritent des débats plus élevés. Il est vraiment dommage de dénigrer le système des Ruches qui a quand même convaincu plus de 3000 producteurs, qui sont tous doués de libre arbitre.
    Vos allégations fausses nuisent à leur activité économique dans les Ruches qu'ils ont choisi librement d'exercer. Vous retrouverez dans cet article notre réponse qui j'espère, vous aidera à comprendre notre démarche et vous incitera à ne pas relayer de propos erronés, ne serait-ce que par honnêteté intellectuelle et par respect pour tous les producteurs qui livrent Amap et Ruches en très bonne intelligence. http://blog.laruchequiditoui.fr/la-ruche-qui-dit-non-a-la-calomnie-des-amap/

    Je reste à votre disposition pour échanger de vive voix au 01 42 41 32 77
    Sincères salutations,
    Lucie Réchard, Responsable de la Communication de la Ruche qui dit Oui !

  • #2

    peard (lundi, 06 octobre 2014 12:21)

    Bonjour Mme Réchard,

    Je suis producteur laitier en amap sur Nantes. A titre personnel, je reconnais plus le caractère dissuasif de vos moyens juridiques pour nous faire taire, que le caractère diffamatoire de l'article de Benjamin Guilbault.
    Vous avez le droit d'exister, à condition que vous vous présentiez sous votre vrai jour, celui d'une start up à la recherche du point d'équilibre et donc rien à voir avec une amap composée de bénévoles soutenant les producteurs par un engagement.
    A la vue des deux articles ci dessous, votre communication "anti amap" est bien rodée...rassurez-vous, on ne vous attaquera pas pour diffamation..

    http://www.lecourrierdupaysderetz.fr/2014/09/07/arlene-cree-une-ruche-qui-dit-oui-a-pornic/
    http://www.ouest-france.fr/la-ruche-qui-dit-oui-sinstalle-saint-marc-2836486

    Naturellement vôtre
    Jean-Michel Peard

  • #3

    nicoconiKto (samedi, 11 octobre 2014 05:37)

    ET bien c chaud dans les campagnes... et en 2commentaires... tout est dit...bon courage à tous ...à ceux qui savent déjà... et à ceux qui sauront plus tard

  • #4

    sabine (samedi, 11 octobre 2014 17:20)

    Que d'erreur dans cet article... l'auteur aurait dû vérifier ses sources ou aller à une distribution de la ruche.... quelques uns en vrac : les patrons soit disant cité sonten fait des financeurs minoritaire, 250km est le maximum (perso dans ma ruche moyenne de 15km), pas de grosses exploitations au contraire, le prix est décidé par le producteur donc il peut très bien ajouter la marge de 20% à ces produits pour dégager le même revenu qu'en direct...
    pourquoi dire que la ruche qui dit oui cache son jeu? les marges sont transparente au contraire des grandes surfaces, les producteurs décident eux-même de leur prix librement. Je crois que vous vous trompez d'adversaire. Les magasins de producteurs, les magasins bio, même les marchés ne sont pas gratuit pour les producteurs et pourtant ils ont l'air à vos yeux j'ai l'impression "mieux" que la ruche qui dit oui. J'ai l'impression que seul compte les amap. Les amap sont de très beau système, super militant et tout mais qui a ses limites et un service payant comme la ruche n'est-il pas mieux que les grandes surfaces. Perso je suis responsable d'une ruche et je suis transparente avec mes producteurs et mes membres sur les marges. Est-ce le cas d'autres système à part bien sûr les amap basé sur le bénévolat? Si le système était si nul pourquoi autant de producteurs les livrent alors qu'il n'ont aucun engagement, qu'il connaissent très bien le calcul de la marge et qu'il fixent eux-même leur prix et leur minimum de livraison. Avant de propager des propos calomnieux sur la ruche qui dit oui le mieux aurait été de lire leur site internet au moins ! Je tiens à dire que je ne travaille pas pour eux et comme ma ruche est en construction, je n'ai jamais touché d'argent. Je le fais par la même conviction que ceux qui écrivent ici à savoir une alimentation juste pour tous et des producteurs valorisés !

  • #5

    court-circuit (lundi, 13 octobre 2014 21:46)

    Salut les écolos pointilleux,

    Cet article est l'occasion pour moi de faire reparler de Court-Circuit, une alternative aux ruches qui a existé, avant les ruches ! Touché par la maladie, je ne peux plus gérer la démarche depuis 2013. Je m'occupe de moi pour le moment, doucement. Comme l'annonce le message de home page, je partage volontiers mon entreprise. Ce site est multiville, on peut déjà créer autant de Court-Circuit que l'on veut (Grenoble son commencement, Nantes, Lille, ...). Ça marche déjà !!!!!!!!!

    Alors, si la communauté écolo a besoin d'un outil opérationnel et à rendre irréprochable, je suis là. C'est bien de ne pas être contant, mais c'est mieux d'agir ! Je suis prêt à en faire cession pour le bien commun, il n'en a d'ailleurs jamais été autrement car j'ai créé l'outil dans l'optique d'une utilisation sous forme de scop que ça soit la maison mère ou les sites opérationnels. Bien qu'instigateur, j'ai toujours voulu le partager et le donner, je n'en n'attends rien si ce n'est l'avancée des bonnes pratiques. Bien mené, ce projet a la même ampleur que les ruches à la différence près qu'il intègre aussi les petits commerçants et qu'il annonce clairement le plafonnement des rémunérations de ses travailleurs et la réinjection des bénéfices dans le réseau. Le système devenant très vite pyramidal, je vous confirme qu'une grosse manne financière est a gérer éthiquement en cas de succès, chose que je n'ai pas vu clairement dans le projet des ruches et qui doit être surveillée. Il est indéniable que de petites mains investissent beaucoup d'efforts au démarrage d'une ruche et quoi qu'il advienne, cela constituera un formidable fichier client pour la maison mère au final.

    Il ne tient qu'à la communauté de bien vouloir reprendre en main le projet Court-circuit. Il est opérationnel et fonctionnel à 95%. Juste mis en pause, a redémarrer.

    Visitez le site www.court-circuit.org vous y trouverez beaucoup de renseignements sur l'ossature de la démarche, pas forcement encore parfaite. L'escargot de bas de home page vous rassurera je l'espère sur les aspiration à l'objection de croissance de son instigateur.

    Ecologiquement et solidairement vôtre
    www.court-circuit.org
    S. Prat

  • #6

    even (lundi, 20 octobre 2014 00:48)

    Bonsoir, Je suis abasourdie par toute cette littérature de l'un contre l'autre.
    Je suis agricultrice. J'ai eu des passages très difficiles dans ma vie de paysanne. Les AMAP je connais et j'aurai aimé être soutenue. Ca n'a pas été le cas. Elles sont trop peu nombreuses faute de personnes motivées au changement. C'est vrai que j'ai une production hors norme dans ma région. Je travaille en bio depuis 2001 avec force travail manuel. Néanmoins, je dois avouer que c'est la RUCHE QUI DIT OUI qui épaule mon activité en me mettant en relation avec des hommes et des femmes en recherche... Je vends mon produit avec une marge pour l'apporter aux portes de chacun(E). Je pense que nous en sommes touTEs conscientEs. S'agissant d'un produit sec, il est facilement transportable et je dispose d'un site internet avec livraison postale... Ce qui me permet de continuer à faire un travail manuel de qualité, respectueux de tout ce qu'il dépend.
    Quand il s'agit de vendre à un intermédiaire, c'est vraiment différent. Pas de contact. Vente à perte pour une petite production manuelle (marge insoutenable) et livraisons pour le plus souvent gratuite. C'est donc un commerce impossible pour moi, même en coopérative bio. Alors comment faire ? Pas d'AMAP, pas de magasin... Et bien... La Ruche qui dit oui m'aide à semer mon travail, mes idées, à penser avec d'autres... J'existe et je continue à faire ce que j'aime parce que j'ai le moyen de contact avec des outils que je ne peux pas me payer... Avec le temps gagné, je peux continuer à faire beau, bon et propre. J'aurai du mal à dire que l'existence des ruches me menacent alors que c'est tout le contraire... Même si le vent tourne un jour... J'ai, maintenant une clientèle satisfaite, pourquoi je la perdrai alors que la Ruche ne lui a jamais caché mon site internet ? Mais chacunE sait que sur mon site, c'est prix direct avec livraison en supplément (ce qui revient au même finalement...) Aujourd'hui la monnaie que je recherche c'est le temps. Le temps de faire.
    Voici mon témoignage d'agricultrice (je ne suis pas triste, pas seule, je fais ce que j'aime)

  • #7

    ARCHAMBAUD (mardi, 21 octobre 2014 22:54)

    Il faut en effet que les producteurs témoignent.
    Personne n'est "marié" dans une ruche, ni les clients, ni les producteurs. Les gens restent parce qu'ils sont contents.
    C'est aussi simple que cela.
    Effectivement le simple fait d'être inscrit dans une ruche (c'est gratuit et sans engagement, même si on est contre a priori, cela ne tue pas), d'avoir accès à la liste des producteurs, de venir à une distribution, permet de se faire son opinion.
    Peut-être aurait il fallu commencer par là...

  • #8

    Armella (samedi, 25 octobre 2014 15:52)

    Il est effectivement dommage qu'il n'y ait pas plus de producteurs qui témoignent de ce que les Ruches leur ont apporté mais ceux qui travaillent vraiment n'ont guère de temps à perdre en polémique stérile, sinon ils pourraient vous dire comme mon maraîcher bio que grâce aux Ruches il a consolidé des emplois, embauché un chef de culture et qu'il peut enfin cultiver les 6 hectares qu'il possède quand jusque là ( il fournit aussi des AMAPs) il n'en cultivait que 3,5. Il ne faudrait pas se tromper d'ennemi

  • #9

    Christophe Guériteau (mercredi, 12 novembre 2014 10:13)

    Bonjour,
    j'ai contacté M Guibault à ce sujet, et voici la réponse qu'il m'a envoyé:
    "Bonjour

    Un article est effectivement paru en Juin sur le site amap44, je n'en suis pas l'auteur. Suite à différentes conversations avec les dirigeants de "La ruche qui dit oui", il a été supprimé du site et "La ruche..." a eu un droit de réponse expliquant la réalité. Maintenant je ne suis pas responsable de toutes les copies d'ecrans qui peuvent circuler sur internet, ayant fait les démarches nécessaires au moment voulu.

    Benjamin Guilbault"

    Je tiens à votre disposition le mail d'origine ainsi que son adresse mail si vous voulez une confirmation de sa part.
    Se faire le relai d'une information ne vaut que si celle-ci est vérifiée et sourcée.

    À bon entendeur.

  • #10

    Hervé (jeudi, 20 novembre 2014 13:37)

    @ Réchard

    Peut-on savoir comment la Ruche Mama compter dégager un excédent d'exploitation ? Ce n'est sûrement pas avec environ 8% de commissions que cela est possible, surtout s'ils faut couvrir les charges fixes importantes comme la maintenance du site, payer les développeurs, les chargés de communication, les conseils juridiques etc.
    C'est la gestion du cash flow qui est au coeur de votre modèle financier (différence entre paiement en ligne de l'abeille et rétrocession de la part au producteur) ? Quelle est exactement la nature de prestation que vous délivre Belgacom ?

    Merci.

  • #11

    philippe (mardi, 25 novembre 2014 19:33)

    bonsoir
    j e suis un ancien producteur laitier et fournisseur de ruche , j ai livre la premiere ruche parisienne lors de son ouverture et j ai toujours ete satisfait du concept.
    j ai arrete mon exploitation en septembre 2014 pour des raisons financieres lie a des couts de mise au normes trop lourds a supporter.
    a la fin je livrais 15 ruches surtout parisiennes ( j etais a 50 km de paris) et cela m a permis de creer 2 emplois en plus des 2 deja sur place.
    je trouve ce concept tres souple pour tout le monde sans aucunes pressions, le producteur tout comme le consommateur est libre de rester ou de partir
    alors toutes ces critiques sont deplacees et cette opposition AMAP/RUCHE est tout simplement stupide et sterile

  • #12

    Thierry Herpin (samedi, 29 novembre 2014 07:18)

    Bonjour,
    je suis responsable d'une ruche et en lisant vos articles je ne reconnait pas la ruche qui dit oui. La plupart de nos producteurs fournissent aussi des AMAP et ils sont trop contents d'avoir enfin d'autres points de vente. pourquoi vous ne demandez pas aux producteurs eux-même leurs avis, contrairement à ce que vous insinuez, la plupart sont des vrais "paysans", des tout petits producteurs. Appelez si vous osez Gisèle Lacroix à Isturits que nous sommes entrain de sauver, Clarisse et Olivier Porteau de la ferme de la Font des loges à Générac, appelez tous nos producteurs pour leur demander leur avis. LRQDO n'est pas parfaite, mais elle est solidaire et touche un nouveau public, vous devriez en être heureux...

    Qui êtes-vous pour donner des leçons et propager tant de haine et de mensonges sur LRQDO ? Seriez-vous parfait ? Vous avez réussit à créer un climat très désagréable, aujourd'hui mes abeilles reçoivent encore vos courriers, médisez, même si ce n'est pas vrai, il en restera toujours quelque chose...
    Vous ne dites jamais que LRQDO est une entreprise sociale et solidaire...

    Vous dites "LRQDO est une société SAS qui fait des profits." ce qui est entièrement faux, elle en fera peut-être un jour, ce qui est très différent !

    Vous dites encore " Petit rappel : les grandes et moyennes surfaces prennent une marge brute de 27% en moyenne sur un produit alimentaire (intégrant la gestion des stocks et du personnel salarié, inexistant ici)" Mais c'est faux, il y a des salariés à LRQDO (50 !) et dans les ruches aussi.
    Nous sommes solidaires de nos petits producteurs et je peux vous que certains ont travaillé pour la grande distribution et les conditions ne sont pas du tout les mêmes, si vraiment vous voulez donner de vrais informations, appelez notre producteur de lait Philippe de Côté ferme à Baignes Sainte Radegonde (16), il vous expliquera.

    Je suis moi même artisan encadreur, êtes vous sûr que tous vos encadrements viennent bien de chez un artisan ? et vos vêtements, sont-ils tous Français ? des enfants n'ont-ils pas participé à leur fabrication ? Vous ne conduisez pas ? car le pétrole enrichit des multinationales.... et ainsi de suite.
    En attaquant LRQDO, qui est-ce que je dessert le plus ? L'industrie agro-alimentaire , les grandes surfaces ou les circuits-courts ?

    Mais ne vous inquiétez pas trop, de grands projets de grandes surfaces vont bientôt apparaître et nous mettre tous d'accord avec des moyens financiers colossaux et de vrais investisseurs ...et des gros producteurs !

    Pour ma part, je suis heureux qu'il y ai deux AMAP chez moi et ma ruche vient en complément !

  • #13

    SCEA Les demains dans la terre (mercredi, 14 janvier 2015 13:23)

    Un autre article sur la ruche qui dit oui bien intéressant :

    http://lesazas.org/2014/12/23/oh-la-ruche-cest-oui-ou-merde-suite/

  • #14

    koi (lundi, 16 mars 2015 22:07)

    Avis d'un producteur, qui a essayé la RQDO.
    Ce que je n'apprécie pas de la RQDO, c'est son discours " le producteur vend directement ses produits aux membres et paye des frais de service qui correspondent à 16,7 % de son chiffre d’affaires hors taxes. Il n’y a donc pas d’intermédiaire, il s’agit d’une vente directe suivie d’une facturation de service" :
    _ pour moi, c'est une vente indirecte déguisée, car l'acheteur passe par un site payant, paye une société, qui va alors me payer (en comptant les frais), il y a un intermédiaire.
    _ la ruche ne prend que 16.5% du chiffre d'affaire : habille jeu de pourcentage, mais la ruche et le gérant, prélève 20% de la vente HT. Mais, ça représente bien 16,5% du chiffre d'affaire.

    Un des arguments de la ruche est que le producteur paierait cher sa place de marché ou foire tout en ne sachant pas s'il va vendre. Un marché hebdomadaire ne coûte que quelques euros, une foire, ça peut être gratuit à une dizaine d'euros (je ne parle pas des salons qui se chiffrent en milliers), en général, la place représente moins de 10% du chiffre d'affaire. Par ailleurs, si on va sur un marché, on sait que l'on va vendre, à moins que ce soit la première fois/première année, et si ça ne marche pas, on y revient pas. Avec le temps, les producteurs en vente directes ont leurs marchés qui fonctionnent.

    Je n'apprécie pas que le % que prélève la ruche soit toujours fixe, car avec ce principe, si le nombre de transaction augmente, ce que gagne la ruche augmente également et passer un certain cap, les bénéfices deviennent très importants.

    Pour le moment, je trouve que la ruche n'est pas assez intéressante financièrement pour moi et présente plus de contrainte : livraison en ville en période de sortie de boulot (embouteillage, donc trajet plus long, plus coûteux), présence sur l'horaire de la ruche qui est parfois très long 2 à 3h, ce qui fait que je rentre tard chez moi, et quand on commence ça journée à l'aube..., colisage des produits pour la vente (emballages+temps de manutention), les ventes ne sont pas énormes (je n'ai jamais atteins le seuil de livraison automatique).

    Si dans les ruches, vous ne voyez pas de producteurs se plaindre, c'est simplement parce qu'ils en sont partis. Après discussion avec 2 gérants de ruche différentes, dans ces ruches, il n'y aurait pas plus de 2-3 producteurs qui seraient fidèles. Il y a selon eux, beaucoup de turn over, idem pour les clients.

    Par ailleurs, je ne comprends pas toujours l'attrait des clients pour les ruches et non pour le marché de la ville, qui attire également des producteurs de la région, des producteurs AB ou non, qui ne vont pas augmenter leur prix pour garder leur marge. Pourquoi aller dans une ruche pour payer plus cher, alors qu'il y a un marché dans leur ville ?

  • #15

    Roberto66 (lundi, 01 juin 2015 00:24)

    Bonjour à tous,
    Je pense que les "abeilles" de la ruche espèrent aider des producteurs en commandant sur ce site. Ce que je trouve "fabuleux", c'est que pour pouvoir acheter 1 kg de fruits ou légumes à 5 ou 15km de chez moi, je donne de l'argent à une entreprise parisienne.
    Si vous n'appréciez pas non plus le système engagé des AMAP, il suffit de s'organiser à plusieurs et avec quelques tableaux en ligne, vous pouvez commander simplement sans surcoût. Nous nous sommes organisés dans ce sens il y a 6 ans et de 4 ou 5 familles, nous sommes passées à une soixantaine et travaillons avec une trentaine de producteurs bio et locaux.
    Si certains sont intéressés par les tableaux, vous pouvez écrire à l'adresse ci dessous.
    Fins aviat
    roberto66"at"lienweb.org

  • #16

    Fifi82 (mardi, 16 juin 2015 10:54)

    Pas d'avis sur le principe de LRQDO, mais un ami producteur m'a raconté les technique marketing ultra aggressives de gérant de ruche qui en ont que pour les profit : demarchage par telephone, denigrement des autres circuits (et meme des gerants d'à coté !), menace envers les producteurs,distribution de produits 1 semaine + tard pour forcer le client a revenir, etc... C'est dans le 82 et ca semble recent mais c'est forcéement avallisé par la compagnie mère, surement pour faire encore + de profits.
    Pour prouver que c'est vrai, j'ai mis après un exemple un messages qui sont envoyé aux producteurs : menace de virer le producteur s'il livre pas meme s'il a pas fait assez de vente, denigrement d'un autre circuit court (le drive...?), obligation de faire des plateaux cadeaux aux clients.
    Le principe de LRQDO est peut-etre pas mauvais mais les personnes qui sont derière sont vraiment la que pour le pognon.

    Un exemple :
    > bonjour à tous
    > je viens de prendre une décision que j'espère vous comprendrai... qui ne
    > concerne pas tout le monde ... mais que je vous envoi à tous
    >
    > A PARTIR DE LA DISTRIBUTION DE MARDI 9 JUIN
    > ceux qui ne livreront pas…ou ceux qui augmente leur quota en pleins milieux
    > de vente… au bout de 3 fois…(sauf pour ceux qui ont une excuse
    > valable)..... car c’est comme ça que certaines abeilles ne commandent
    > plus…je ne prendrais plus les produits de ces producteurs… car je commence
    > à en avoir marre des producteurs qui ne jouent pas le jeu…c’est pas comme
    > ça que la ruche grandira…si personnes y met du sien c’est moi qui suis trop
    > gentille car moi aussi je suis productrice et quota ou pas je livre quand
    > même les autres ruches… et donc je ne ferais travailler que ceux qui vont
    > dans CE sens…ceux qui veulent, comme moi, faire vivre la ruche. les
    > plateaux sont là pour ceux qui livrent par GENTILLESSE et ne sont pas du
    > coup obliger de rester sur la vente
    >
    > IL N'Y A AUCUNES OBLIGATIONS JE LE SAIS.... MAIS SI VOUS ÊTES SUR LA RUCHE
    > C’EST QUE VOUS CROYAIT EN ELLE ET JE ME SUIS RENDU COMPTE QUE SI ON LIVRE
    > PAS TOUJOURS LES GENS NE VEULENT PLUS COMMANDER CAR ILS ONT PEUR DE CA
    >
    > l'éternelle question "le producteur va t-il livrer? SI vous étiez sur le
    > drive il n'y aurait pas de quota et même pour 5 euros vous seriez obliger
    > de livrer....
    >
    > j'en profite aussi pour vous signaler que pour le 16 juin il y a 4 plateaux
    > cadeaux POUR CEUX QUI VEULENT PARTICIPER je vous donne le nom des clients

  • #17

    RESPONSABLE DE RUCHE (mercredi, 08 juillet 2015 17:31)

    Que de mauvaises informations et même de mensonges !!
    Si il y a autant de producteurs qui livrent les ruches , c'est parce qu'ils adhérent au système et gagnent bien leur vie en livrant les ruches !!
    Personne ne les a obligé à livrer les ruches donc ils savent ce qu'ils font !!
    CE SONT LES PRODUCTEURS QUI FIXENT LEURS PRIX !!
    VOUS POUVEZ VERIFIER DANS TOUTES LES RUCHES !!
    LES PRODUCTEURS AIMENT LES RUCHES qui sont souvent plus rentables que certains marchés !!
    Ne soyez pas jaloux !!
    Tous les circuits courts doivent œuvrer dans le même sens mais contre les supermarchés
    Mais voila la ruche vous dérange car elle a un concept un peu plus moderne et innovant et laisse toute la liberté aux consommateurs de commander ou pas !!
    Mais en disant des choses diffamatoires et fausses sur la ruche vous vous discréditez !
    Vous feriez mieux de vous remettre en question !!

  • #18

    lesdemainsdanslaterre (jeudi, 24 décembre 2015 11:54)

    En réponse aux nombreux commentaires assez haineux de responsables de salariés de la ruche qui dit oui (car les responsables locaux des différentes ruches sont bien des salariés auto-exploités de la ruche mère), nous délivrons ces quelques nouveaux articles qui leur répondront de la meilleure des manières :
    http://www.digitalbusinessnews.com/la-ruche-qui-dit-oui-leve-8-me-et-prevoit-embaucher-une-trentaine-de-personnes/
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2015/01/10/que-peut-on-apprendre-de-la-recuperation-capitaliste-tres-business-des-objectifs-du-mouvement-de-la-consommation-responsable/
    http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/crise-des-eleveurs/la-ruche-qui-dit-oui-le-business-lucratif-du-consommer-local_1013153.html
    http://la-fabrique.du-libre.org/spip.php?article11

  • #19

    Gilbert Gaumerd (mercredi, 10 février 2016 10:21)

    Voilà un article extrêmement faux et biaisé de façon éhontée.

  • #20

    Anne (mardi, 16 février 2016 11:35)

    Pour information, les AMAP n'ont rien de gratuit : une adhésion représentant environ 10% du prix des paniers à laquelle viennent s'ajouter des frais de fonctionnement entre 0 et 20% du montant d'achat... demandés au consommateur !

    Et quelquefois des dysfonctionnements qui ne sont pas bien réglés au nom de la solidarité : végétaux plus bien frais (restes du marches, salades flétries, pommes de terre déjà germées... ) pourtant payés au prix fort (car solidaire). En tant que consommatrice, je suis ok pour être solidaire avec les agriculteurs, mais pas pour être exploitée au nom de la solidarité... Je n'ai donc aucun problème avec le fait qu'un agriculteur ait besoin d'augmenter un peu son tarif pour rentrer dans ses frais, mais qui propose de la qualité en marque de respect de ses clients. Pour ma part je suis très contente de ma ruche, qui a pris l'engagement du bio, et du local.

  • #21

    Patrice (mercredi, 22 juin 2016 15:46)

    ce que ne comprennent pas les abeilles de la ruche c'est que leur miel va alimenter des millionnaires en opposition avec leur propre concept.
    Leur but est de surfer sur la demande des produits locaux qui suscite actuellement de l'engouement et faire gagner de l'argent à leurs actionnaires totalement délocalisés!!!!
    ça ressemble à du local, ça a le goût du local mais ça n'est pas du local: ça s'appelle un cheval de Troie!!!!
    Une incohérence qui ne semble pas gêner les abeilles!!!!
    Donc ce n'est pas sur le concept de la ruche (vente produits locaux) que se fait la critique mais sur la finalité économique qui est de financer des éco-millionnaires!!!!
    Alors si ça vous plait de participer au paiement de l'assurance du yacht de Xavier Niel en achetant vos concombres, continuez à aller à la ruche.
    Si vous préférez que votre argent serve pour une plus noble cause, évitez là!!!!
    La première action pour un monde débarrassé de cette finance prédatrice se fait à partir de notre porte-monnaie.
    Reconsommons local pour de vrai!!!!!
    Alors ne vous trompez pas d'adversaires!!!!
    ouvrez les yeux les abeilles::::)))))))

  • #22

    Tadig44 (jeudi, 15 septembre 2016 11:46)

    Si la RQDO n'arrive pas à dégager les euros attendus par les Business Angels, ceux-ci vont-ils continuer à lever des millions d'euros pour la start-up ? NON.
    Alors, que vont devenir les vendeurs qui ont cru au système ?
    Que vont devenir les producteurs qui ont cru au mirage ?

  • #23

    Héaulme Marie Anne (mardi, 13 juin 2017 18:30)

    Bonjour, qu'en est il du site Court Circuit, quelles sont les infos dont j'ai besoin pour savoir si ce n'est pas la même arnaque? Merci
    https://lecourtcircuit.fr/index.php

  • #24

    Manoverde (lundi, 11 septembre 2017 18:09)

    Bonjour à vous tous, tous vos expériences et vos points de vues sont honorables. Cependant,
    Les ruches créer ont été faites par des gens sûrement motivés et persuadés.
    J'ai longtemps vécu en ville et soutenu des Amap. Mais ne confondons pas. la ruche malgré son nom sympa est une star up. Qui a pour but, mettre un intermédiaire entre le condo et le producteur sans prendre aucun risque. Comme la Deutsche bank qui a récupéré le concept de micro crédit de l'économie sociale et solidaire.
    De plus bcp de personnes sont bénévoles.
    Être patron de Free et actionnaire de la ruche, c'est comme si Monsanto était actionnaire de Kokopelli.
    L'argent n'a pas d'odeur, mais il est primordial de savoir Qui on finance dans les coulisses.
    Que voulons nous? Manger que bio (sans savoir) ou changer de modèle économique ?


  • #25

    Clémence D (lundi, 23 octobre 2017 17:49)

    Monsieur Péard,

    Dans les 2 liens que vous donnez, il est seulement indiqué au sujet des Amaps qu'elles demandent un engagement et ne permettent pas le choix des produits. Je ne vois pas ce qui est diffamatoire là dedans. En revanche, le présent article est un tissu de mensonges. Je ne comprends toujours pas les anti-Ruches, sachant que Amaps comme Ruches plaident au final pour la même cause: permettre aux producteurs paysans et artisans de vivre décemment de leur métier. Il n'y a pas de concurrence là-dedans, seulement une complémentarité, et les véritables acteurs (et décideurs) sont les producteurs, qui choisissent où vendre leurs produits.

    Bien à vous,

    Clémence