Nos amies les bêêêtes

Nous ne vous avions pas encore présenté les animaux de la ferme. Voici une petite description des animaux présents.

Dans le cadre de la ferme pédagogique, et tout comme nous le faisons pour le végétal, nous avons envie de favoriser la diversité génétique, celle qui est menacée, alors que c'est celle qui permet de maintenir les écosystèmes équilibrés, que ce soit à petite et/ou grande échelle.


Nous partageons la garde des chèvres et moutons avec des amis paysans et voisins, ce qui évite que les animaux soient trop casaniers : nous essayons de faire un maximum de rotations des pâtures, ce qui évite les problèmes de santé, de parasitisme surtout, ainsi que le surpâturage.

En contrepartie d'une herbe bien verte, les animaux permettent d'entretenir les terrains, en attendant que l'on plante des arbres par exemple, et pour éviter de faire intervenir une lourde machine de fauche.

Dans un cadre d'autonomie et d'ateliers pédagogiques, les chèvres seront parfois traites pour faire du fromage, et les moutons pour la laine.

Tout d'abord, voici le petit troupeau de "chèvres des fossés".

Originaire de Bretagne et Normandie, elle était utilisée par les ruraux d'autrefois, appelée "vache du pauvre", qui leur procurait lait, viande et peau. Elle était gardée au piquet la journée pour entretenir les fossés et bords de chemins, mais on ne trouve aucune trace écrite officielle sur elle, et n'avais à priori aucun "statut" dans le monde agricole.

En 1995, alors que la race est tombée dans l'oubli, un troupeau  d'une vingtaine de chèvres des fossés revenues à l'état sauvage est repéré sur les côtes de la Hague, dans la Manche.

En 2004, la race est officiellement reconnue par le ministère de l'agriculture.


Depuis, on compte 900 têtes, dont 700 femelles, réparties sur 110 élevages (majoritairement amateurs) environ dont 4 producteurs fromagers.


Du fait de son habitude à débroussailler et à s'adapter à son milieu, elle convient parfaitement pour l'éco-pâturage.

Voici Pépita, belle chèvre croisée pyrénéenne et poitevine.

Sa petite, croisée avec un bouc Des fossés.

Et le dernier arrivé, j'ai nommé Ernest le bouc, un pur "Des Fossés". Il appartient à nos voisins- ami paysans. En espérant qu'il ait fait son affaire et que l'ont ai de belles portées bientôt, et qu'on puisse faire du bon fromage !

Oh et puis une dernière, car il est vraiment trop mignon !

Et voici notre première agnelle, Leia (qui veut dire "la plus petite" en celtique). Elle fait partie d'une portée de quatre agnelles ! Les brebis n'en font en général pas plus de deux d'un coup, mais cette race est la brebis de Belle-île. Cette dernière fut sélectionnée pour avoir une fertilité très accrue, car les éleveur insulaires étaient restreint à un nombre de tête par brebis adulte, pour éviter le surpâturage sur l'île. Le moyen qu'ils avaient donc trouvé pour quand même en vivre, était d'avoir un nombre suffisant d'agneaux à élever et à vendre rapidement...

Je vous rassure, elle ne sera pas élevée pour sa chair, mais pour sa laine, et éventuellement son lait, dans le cadre d'un élevage "amateur" et pédagogique, tout comme les chèvres.

A savoir qu'il n'y a que 361 brebis référencées, pour seulement 3 élevages à vocation économique, dont 2 qui se tournent vers la production laitière.

 

Elle est aussi croisée avec le mouton des Landes de Bretagne, appellation qui a remplacée celle de "mouton breton" à partir de 1930. 1747 brebis sont répertoriées, dont la moitié appartiennent à des professionnels. Tout comme le mouton de Ouessant, il commence à être très utilisé pour la gestion des espaces verts (écopâturage) car il se contente facilement de l'herbe et a une bonne capacité à limiter les épineux.

 

Les deux races peuvent porter des couleurs de blanc à marron/brun, avec souvent des teintes de roux, ce qui peut permettre de faire de très beaux ouvrages artisanaux en laine sans coloration !

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Commentaires : 13
  • #1

    cooper (vendredi, 16 janvier 2015 12:38)

    Comment est le lait et le rendement de Pépite et ses petits ? J'aurai aussi des croisées des fossés et poitevine et crois qu'elles peuvent convenir bien au petit élevage et une production maison.

  • #2

    William (vendredi, 16 janvier 2015 20:12)

    Je pourrais te le dire bientôt ! Quand elles auront eu des petits. La poitevine est une très bonne laitière, réputée pour. La chèvre des fossés, du fait de sa rareté, n'a pas bénéficié d'études à ce propos. Cependant, la "vache du pauvre" était utilisée pour le lait par les petits paysan-n-es d'autrefois dans un cadre autarcique. Pourquoi ne pas le remettre au goût du jour ?

  • #3

    cooper (mardi, 20 janvier 2015 11:33)

    Bonne idée ! J'attends des nouvelles ! Bonne continuation !

  • #4

    Lapin (Easy Maybe) (mardi, 20 janvier 2015 21:02)

    Bonjour,
    dites moi c'est compliqué de transformer la laine brute en belle pelote à tricoter ?
    J'aime le tricot, j'aime les animaux... j'aimerais bien tout faire de A à Z aussi !

  • #5

    William (mercredi, 21 janvier 2015 12:01)

    Compliqué, oui et non. :)
    Disons qu'il faut de la passion et de la patience.

    Il vous faudra tout d'abord carder la laine brute : la "brosser" pour la démêler, parallèliser les fibres, et enlever les saletés (bout de foin, crottes, etc). On peut le faire avec des "cardes à main", c'est assez long. Il existe aussi des cardes à rouleaux, plus rapide, mais c'est plus chère.
    Certain-e-s fileurs-fileuses vont filer directement sans carder, mais pour un début, c'est plus simple avec de la laine cardée (le fil sera plus homogène).

    Une fois que la laine est filée, il faudra la lavée en écheveaux.

    Certain-e-s vont conseiller de laver la laine en première étape, mais le suint que contient la laine non-lavée est utile pour faciliter le filage.

    Bien sûr je schématise les étapes, il y a quelques subtilités.

    En fonction des compétences acquises, j'espère bientôt pouvoir proposer des ateliers sur la ferme, feutrage dans un premier temps.

  • #6

    cooper (mardi, 10 février 2015 21:14)

    Quand mettra bas Pepita ?

  • #7

    William (mardi, 10 février 2015 22:01)

    Début mars, comme les trois autres ! :)

  • #8

    Cooper (jeudi, 26 mars 2015 18:23)

    Bonsoir William. Les chèvres ont fait déjà ces petits ? Il y a une idée du rendement du lait et du fromage (picodons en moyenne/litre) pour Pépita et pour les races pures des Fossés ? Moi aussi je fais une croisée laitière avec chèvre de fossés mais je dois attendre 18 mois pour savoir comment seront le lait et le fromage.

  • #9

    William (jeudi, 26 mars 2015 21:05)

    Bonsoir,
    Tout d'abord je tiens à préciser que j'ai dit une bêtise : Pépita est croisée pyrénéennes et poitevine, mais pas des fossés. On s'étaient mal compris avec l'éleveur qui me l'a procuré.
    Bref, je la trait tout de même, car c'est la seule à avoir de beaux trayons, surtout pour un débutant comme moi.
    Sachant que je ne trait qu'une mamelle (ses deux petites ont l'air de ne vouloir téter que sur l'autre) et que je la laisse tout le temps avec ses petites, j'ai réussi à avoir 3/4 de litre aujourd'hui, en une seule traite dans la journée. Ce n'est certes pas le rendement exigé en élevage pro, mais çe me suffit amplement.
    A priori avec un litre je pourrais faire deux ou trois fromages style picodon (ça dépend aussi du taux de matière grasse). Je met le lait au frais, achète de la présure demain, et je vous tiens au courant !

    Et puis une chèvre des fossés laitière... ça m'intéresse toujours également, donc à voir pour une prochaine !

  • #10

    cooper (jeudi, 26 mars 2015 21:48)

    Merci pour les infos. Je trouve ça très bon pour une race rustique pour des petits éleveurs et les autoarchistes. Surtout avec les 2 petits qui tètent à volonté. Je voudrais bien savoir pour les chèvres des fossés aussi. Bonne continuation ! Le lien c'est les photos de mes alpines, poitevine, bouc des fossés et ses petits croisés.

  • #11

    William (vendredi, 27 mars 2015 20:59)

    Bonsoir Cooper,

    Je n'ai pas réussi à ouvrir votre lien.
    Peut-être que, si ce n'est déjà fait, vous pouvez contacter l'Association de Sauvegarde et de Protection de la chèvre des fossés : http://www.chevredesfosses.fr/

    J'ai aussi entendu dire qu'il y avait un éleveur en Bretagne, qui fait du fromage de chèvre des fossés.

    Si vous voulez on continue à se tenir au courant de tout ça.

    Ps : j'ai bien ce terme "autoarchiste" ^^.

  • #12

    Cooper (lundi, 13 avril 2015 14:09)

    Erreur de ma part pour le lien ! Merci pour le contact asp. On reste end contact !

  • #13

    cooper (mardi, 21 avril 2015 14:20)

    Je réessaye le lien des photos et le vocabulaire ! Je voulais dire autarciste !