L'environnement de la ferme

Situation géographique

 La ferme est situé au nord-ouest de la commune de Chauvé, dans un paysage légèrement vallonné et bocager. 

    Elle est accolé à la ferme d'Hubert et Louisette, en bio depuis 30 ans, et qui nous louent les terres.

    Cet ensemble des deux fermes, assez homogène par la préservation des haies et la biodiversité présente, est entourée aux deux tiers par une magnifique zone humide boisée (malheureusement souvent fréquenté par les chasseurs).

 

    La commune de Chauvé, composée de 2500 habitants environ, est situé à 15km de Pornic (situé sur la côte Atlantique au sud de la Loire) et à 35km de Nantes. 

    Cette zone géographique, entre la Loire, Nantes, la côte, la Vendée et le lac de Grand-Lieu est appelé le Pays de Retz. 

Situation environnementale, culturelle, sociale et économique du Pays de Retz

    Un tiers approximativement de ce pays est composée de zones humides et d'un maillage bocager encore assez préservé. L'élevage y est prédominant, bien que la culture de céréales (essentiellement le maïs et le blé) est en forte expansion, ce qui a pour effet d’araser de nombreuses haies et de d'aggraver le mauvais état des sols. 

    L'urbanisation y est aussi galopante, comme sur tous les territoires côtiers de l'Océan Atlantique, depuis ces 20 dernières années. Ce phénomène, conjugué à celui de l'augmentation des mauvaises pratiques culturales et d'arasement du bocage, a pour effet de banaliser et miter les paysages, de diminuer la biodiversité et d'artificialiser le territoire. 

    Les métropoles de Nantes et Saint-Nazaire ayant une influence de plus en plus importante dans le Pays de Retz, cela a aussi occasionné depuis 20 ans la construction de nombreuses zones pavillonnaires. Les habitant-e-s, recherchant le calme de la campagne et un certain cadre de vie, ne participant pas, dans leur majorité, à la vie du territoire. 

    Cela étant dit, cette arrivée récente de néo-ruraux a permis un certain brassage culturel politique et culturel dont le Pays de Retz avait bien besoin. Le pays de retz étant historiquement conservateur et réactionnaire.

   Le bar la motte aux cochons dénote par sa dynamique culturelle et le tissu social qu'il a su créer au coeur du Pays de Retz depuis 25 ans environ. Un vrai bol d'air dans cette région !

Perspectives et rêves

    Quelques autres signes d'espoir se dessinent aussi depuis 4-5 ans. 

    De jeunes paysan-ne-s bio s'installent dans le Pays de Retz de même que des collectifs de vie, d'autonomie et culturels.

    Des maraîcher-ère-s se sont ainsi mis en réseau pour échanger des coups de main, des plants, semences, techniques, récoltes,etc... et le réseau ne cesse de se renforcer.

    L'association Permapinpin, avec notre ferme et d'autres collectifs et indidu-e-s du coin et de Nantes, participent aussi à initier un réseau de solidarité, d'autonomie, de pratiques respectueuses de l'environnement, d'animations culturelles et autres initiatives visant à constituer un vrai vivre-ensemble.

     Mais l'évolution générale est cependant plutôt négative, puisque rien n'arrête l'expansion galopante du béton et la destruction des paysages et des écosystèmes. Les plans de gestion du territoire sur les dizaines d'années à venir incitent encore moins à l'optimisme.

    Les communes ne s'associent que très peu aux initiatives commencé-e-s ici et là, les regardant souvent d'un œil amusé, voire méprisant (si ce n'est parfois à les empêcher de fonctionner...).

    

   Il est ainsi nécessaire de renforcer nos liens, de multiplier les initiatives déjà entamés ici et là, de les ouvrir aux habitant-e-s du coin et de lutter contre les plans de développement du Pays de Retz, destructeurs de la nature et du vivre-ensemble !

     

   Nous rêvons de voir cette région retrouver ses chemins boisés, ses haies centenaires et nombreuses, ses prairies humides non saccagées, ses rivières laissés à l'état naturel, sa faune et sa flore préservée.

   Nous rêvons que les agriculteur-trice-s de la région redeviennent de véritables paysan-ne-s, c'est à dire qu'ils entretiennent et préservent le paysage et les sols arables par des pratiques agroécologiques ou permaculturelles. Qu'ils fassent vivre leur pays en vendant directement leurs produits aux habitant-e-s du coin, qu'ils en échangent aussi, qu'ils participent à la construction d'une économie locale, directe, vivante, sociale.

   Que des endroits du Pays soient laissés à la Nature, sauvage par essence !

   Que les bourgs et villages bougent, vivent d'une activité foisonnante d'artisanat, d'échanges en tout genre, de convivialité et de partage ! 

      Nous rêvons de cela et nous espérons bien que cela ne restera pas simplement un rêve !