1 La haie fruitière

     Nous avons commencé à planter les éléments de la haie fruitière durant l'automne 2013, au tout début de notre projet.

     La haie à l'ouest de notre terrain étant suffisamment apte à faire office de brise-vent, nous nous sommes permis d'implanter une haie fruitière légère à une dizaine de mètres plus à l'est de la haie brise-vent.

     La haie fruitière est composé majoritairement d'arbres fruitiers et de 2 féviers d’Amériques (fixateurs d'azote). Nous avons choisi d'y implanter des fruitiers caractéristiques des haies paysannes, mais aussi des fruitiers plus communs voire méditerranéen comme l'amandier.

    Les arbres sont plantés à une distance de 6 à 8 mètres, distance que nous avons mis à profit pour y planter des arbrisseaux fruitiers, des aromates et autres plantes compagnes (consoude par exemple).

    Avant la plantation nous avons choisi d'aménager une haute et épaisse butte, ce qui nous a permis de planter de plus nombreux plants sur une même surface et d'obtenir toutes les caractéristiques favorables d'une butte (meilleure capacité de réchauffement, meilleur drainage, plus de terre pour les racines mais aussi pour la vie du sol, etc...).

    Nous avons principalement utilisé comme paillis de la paille déjà en voie de décomposition avec tout un tas de champignons l'accompagnant (pour favoriser l'humification de la Matière Organique).

     La butte est aujourd'hui finie.

     Une autre haie fruitière (au nord de notre terrain, mais non visible sur le design) est maintenant implanté au sud de la haie existante. Et cette fois ci nous n'avons pas planté des baliveaux comme l'année dernière, mais des jeunes plants (nous ne ferons pas deux fois la même erreur ;).

Nous avons aussi commencé à planter, au sein de la haie du nord existante, des arbres de haut-jet afin de protéger notre ferme des vents de nord/nord-est asséchant et refroidissant pour les cultures.

     Pour plus d'informations, n'hésitez pas à venir nous rencontrer sur la ferme !

2 L'agroforesterie maraîchère 

    Nous avons lancé la culture de légumes sur notre ferme dès Février 2014 et la commercialisation a commencé en Avril 2014. Nous livrons actuellement environ 30 paniers.

    Le maraîchage finance en grande majorité l'ensemble de notre projet, et nous a permis, dès le début, de pouvoir se passer d'une grande partie des aides institutionnelles et des prêts bancaires. 

    En contrepartie, nous sommes partis pour 2014 sur des pratiques maraîchères bio "classiques" afin de ne pas prendre de risques (Yoann avait de l'expérience dans le maraichage bio (4 ans + un BPREA) mais aucun d'entre nous n'avait assez d'expérience et de connaissances solides pour se lancer dans des pratiques permaculturelles appliquées au maraichage).

    Le temps nous a également bien manqué pour tenter des pratiques permacoles. Mais ce n'était que partie remise et cette année (en 2015), après une prise de recul sur nos ambitions ;), des stages, lectures et multiples expériences commencées l'année prochaine, nous commençons à appliquer des pratiques maraichères permacoles.

    Martin se sent plus épanouie de pouvoir appliquer des pratiques apprises lors de sa formation sur la ferme du Bec Hellouin et Yoann de se distancier du maraichage classique dont il commençait à sérieusement ressentir les limites en termes de biodiversité, résilience et cohérence.

    Nous commençons donc à pailler nombre de nos cultures (avec du foin, excellente nourriture pour les lombrics anéciques), à se passer du motoculteur progressivement pour aller vers un travail du sol "doux" (fourche-bêche, houx, croc), à expérimenter de plus en plus d'associations de cultures sur une même planche, à tester des variétés de légumes résistantes aux maladies et ravageurs,etc...

    A partir de cet automne 2015, nous comptons accentuer ces différentes pratiques et surtout nous concentrer sur les couverts végétaux (ou appelé autrement engrais vert), afin de réduire au maximum le travail du sol.

    Concernant la structuration de la parcelle, nous l'avons divisé en 9 micro-parcelles, bordés d'arbres et d'arbustes remplissant si possible de multiples fonctions pour nous, les cultures et la nature.

    Nous avons ainsi passé beaucoup de temps l'automne dernier sur la structuration des parcelles, le choix des arbres et arbustes (en fonction de l'ombrage, des fonctions, du système racinaire,etc...).

   Nous avons surement fait des erreurs et nous sommes encore débutants dans ce domaine, mais nous espérons que cela pourra servir pour d'autres personnes qui souhaitent tenter l'expérience.

   Dans tous les cas, en mettant notre parcelle maraichère en agroforesterie, nous savons déjà que nous en tirerons des bénéfices en tant que tempérance du climat, d'apport en MO, de restitutution des élèments minéraux du sol à la surface, d'ajout de biodiversité, de rétention en eau,etc...

   Au mois de Février 2015, nous avons confectionné des planches en buttes sur une micro-parcelle afin de tester les différences avec les autres parcelles conduites en planches légèrement surélevés. Il est trop tôt pour tirer des conclusions là-dessus, mais nous constatons un assèchement plus rapide de la butte du fait de la texture sableuse de notre terre et de sa structure moyenne.

   Le paillage est plutôt le bienvenue, de même que l'installation en goutte à goutte que nous venons juste de finir d'installer sur cette micro-parcelle ainsi que sur une autre. Il ne nous restera plus l'année prochaine qu'à continuer à installer le goutte à goutte sur une ou deux autres parcelles et à investir dans des micro-asperseurs pour limiter le gaspillage d'eau.

   Petit à petit, les planches seront conduites en planches permanentes, avec association avec plantes compagnes, aromates, fleurs et avec couverture systèmatique du sol (soit avec des couverts végétaux, avec du paillage ou de l'herbe "sauvage").

   Nous sommes aussi inscrits au sein du réseau maraichage sur sol vivant  pour perfectionner nos pratiques et échanger avec d'autres maraichers en permaculture.

Un petit merci en passant à Hubert, ami et collègue paysan, qui nous donne encore des coups de main sur la partie maraîchère classique et à toutes celles et ceux qui nous viennent nous aider de temps en temps !

3 La zone de vie

4 La mare d'irrigation des cultures

     Ah la question de l'eau sur la ferme, toute une problématique ;)

Jusqu'ici nous avons arrosé nos légumes avec de l'eau provenant d'une source situé sur la ferme d'Hubert. Notre but est d'être à court terme autonome, mais...

    Et oui, il y a un mais. Nous avions prévu cette mare d'irrigation depuis longtemps. Creusé il y a déjà quelque temps sur notre terrain, nous avions besoin d'en savoir plus avant d'irriguer nos cultures avec l'eau de la mare.

    En effet, la rivière qui coule dans la vallée humide et fertile où se trouve la mare déborde souvent l'hiver, remplissant ainsi la mare (bien que cette dernière soit alimentée par une belle source).

    Nous avons ainsi fait analyser l'eau de la rivière cet été, et oh surprise ! Nous y avons trouvé des polluants d'origine agricole (pesticides, engrais), certes sous les normes mais présents quand même.       Et surtout nous y avons trouvé la présence en nombre très important et bien au dessus des normes de la bactérie E.Coli, vous savez cette bactérie responsable de diarhées, coliques, cystite,etc...

    Du coup, grosse remise en question. Nous avons pensé à une solution alternative, c'est à dire à la vidange de la mare au début du printemps (quand il n'y a plus de risque d'inondation) et à l'analyse de l'eau après qu'elle se remplisse. Solution précaire, mais moins précaire que celle d'empêcher l'eau de venir dans la mare, ce qui nécessiterait de gros travaux perturbant l'écosystème de la prairie humide et qui pourrait être réduits à néant en une simple grosse crue.

   En attendant, nous cherchons toujours le coupable (ne serait-ce pas "l'éco-centre" de Chauvé ou nos charmants voisins agri conventionnels avec leur épandage de boues urbaines?).

   La preuve en est qu'il est important de prendre en compte son environnement et lutter pour qu'il change (ce qui ne va pas tarder à arriver.... quand nous aurons un peu plus de temps ;)

   Il nous reste aussi la possibilité de créer un forage sur une source située en haut de notre terrain et à 70m de profondeur, cette solution étant cependant très coûteuse. Nous la gardons sous le coude si la contamination de l'eau est toujours présente cette année (2015) dans le ruisseau et dans la mare.

   En parallèle, nous réfléchissons au circuit de l'eau sur le terrain (circuit qui dépendra de la solution choisie) et surtout à s'en passer le plus possible (ce qui était déjà notre but avant mais qui devient bien plus pressant aujourd'hui) à travers le paillage du sol, l'amélioration de la structure du sol, la sélection de variétés peu exigeantes,etc... 

   Suite de la saga de l'eau dans le prochain épisode !

5 Le tunnel de culture maraîchère

   (écrit en Juin 2015) Notre tunnel de cultures fait environ 400m2. Il nous permet de cultiver des légumes d'été, primeur et d'hiver de manière sereine. Ce qui ne nous empêche pas de commencer à tester depuis cette année des variétés de légumes plus rustiques et/ou résistantes aux maladies en plein-champ.

   Dans le tunnel, nous sommes déjà passé en majorité en non-travail du sol, bien que nous nous autorisons des outils comme le croc ou la fourche-bêche (en veillant bien à ne pas retourner les différents horizons du sol) et le paillage (foin) y est présent partout.

   Une première butte, inspirée de celle de Richard Walner, a été confectionné durant l'hiver à gauche du tunnel. Les ados ont été faits avec des chutes de bois de pin. L'idée est d'en faire une ou deux chaque année pour qu'à terme le tunnel soit intégralement mené en butte permanente.

   Cela nous permettra d'optimiser la place qu'occupe les légumes et de les associer plus facilement.

   Des structures verticales seront également montées afin de jouer sur la verticalité (association melons/aubergines sur la même butte par exemple).

6 Le tunnel de pépinière et expérimentations (spiruline,etc...)

   Le chantier a bien avancé en cette année 2015 ! Il ne nous reste plus qu'à poser la bâche début 2016 et à fabriquer les portes. Nous avons hâte d'y produire nos plants ! Ce qui ne se fera pas avant la fin 2016 mais patience... ;)

   Nous avions commencé le chantier du tunnel de pépinière à l'automne 2014, en espérant ainsi le finir avant Février 2015, mais d'autres priorités nous ont rattrapés. 

    En produisant nos propres plants, nous pourrons choisir les semences que l'on souhaite, contrôler la qualité, avoir le plaisir de voir évoluer la plante et la satisfaction de le faire par nous-mêmes !

   Le but étant d'évoluer progressivement vers une quasi-autonomie en production de plants.

   Le tunnel fait 20 à 25m de long et 8m de largeur (soit 175m2 environ), de quoi accueillir aussi d'autres activités, comme quelques plantations, des expérimentations de culture de spiruline, fruitiers,etc... (oui cela fait de quoi remplir plusieurs tunnels, les rêves prennent malheureusement beaucoup de place ;). 

    Pour que les semences de légumes puissent germer dans de bonnes conditions, et que les plants une fois formés ne soient pas freinés par le froid, nous avons prévu de mettre les plaques de plants sur couches chaudes (de préférence avec du fumier frais de cheval). 

   Nous avons aussi prévu d'y installer un bac rempli d'eau pour renforcer l'inertie thermique du tunnel (nous le mettrons en place plus tard en le reliant au circuit de l'eau de la ferme).

Mais pour l'instant, tout ceci est au stade de projet, on vous tiendra au courant de l'évolution de la construction du tunnel.

   En attendant depuis le début de l'année 2015, nous produisons déjà une partie de nos plants dans le tunnel de cultures sur une couche chaude faisant environ 15m2. Pour protéger nos plants durant l'hiver, nous rajoutons par dessus des arceaux de mini-tunnel nantais sur lesquels nous posons un filet de protection P30.

7 La forêt sauvage : zone d'observation de la faune et de la flore

     Ah cette forêt, c'est le petit lieu magique de la ferme, notre ressource spirituelle, physique, imaginaire et de contemplation de la beauté de la nature.

    Elle nous permet d'observer les caractéristiques de l'écosystème forestier, des effets de lisière (nombreux puisque le bois est allongé sur une centaine de mètres et séparant le biotope prairie humide du biotope prairie cultivé), de protéger la faune et la flore des interventions humaines, d'abriter une faune d'auxiliaires pour nos cultures, de proposer des ateliers, contes, visites autour de l'arbre, des animaux, des plantes,etc... et de tout simplement lâcher prise (quoi de mieux que de laisser un espace pour que la nature évolue d'elle même !)

    D'un espace de 8000m2 environ, avec nombre de bois morts, d'arbres centenaires et de petites mares provisoires ou non, elle est aussi l'abri parfait pour des animaux et végétaux rares ou menacés* par l'agriculture conventionnelle, le bétonnage et l'industrie forestière.

    Seul le petit chemin qui traverse le bois permettra d'y planter dans ses abords proches (50cm à 1m environ) quelques vivaces, annuelles et arbrisseaux fruitiers, permettant des petites récoltes lors de ballades dans le bois. Le reste on y touche pas !

    *Un inventaire complet de cette zone est d'ailleurs prévu d'ici peu

8 Le futur bâtiment bioclimatique d'accueil des activités pédagogiques et associatives

Le point central de notre design, la zone zéro où se concentreront nos activités pédagogiques et associatives (concerts, soirée-discussion, contes, ateliers, stages, bibliothèque,etc...).

Ce lieu, très important, nous avons envie de prendre le temps de bien le concevoir et le construire au maximum de nos propres mains. Et puis, comme nous avons choisi d'autofinancer notre projet en grande partie, nous allons devoir attendre quelques années avant de le voir venir, ce qui n'est pas plus mal en fin de compte, puisque d'un problème nous en faisons une solution ;)

Le futur bâtiment sera situé à l'est du tunnel provisoire d'accueil et de rangement (en voie d'être bientôt terminé) et sera relié au futur circuit d'eau de notre ferme.

Nous souhaitons le concevoir de manière bioclimatique, et si possible passif en énergie. 

Nous travaillerons donc avec de l'isolation naturelle, des systèmes de trappes pour l'aération avec une serre au sud pour la chaleur en hiver et autres combines pour faire de notre bâtiment un endroit où le chauffage sera quasiment banni !

Avis d'ailleurs aux architectes, autoconstructeurs, bricoleurs qui s'y connaissent en bâtiment bioclimatique, nous sommes preneurs de conseils !

9 Le jardin paysager comestible

De nombreux rêves y sont projetés mais il nous reste à définir plus précisément le design de ce grand espace central pour la partie pédagogique et associative du projet. 

Nous nous y attelons depuis l'été 2015.

10 Le pâturage d'hiver

Les chèvres et moutons entretiennent les espaces laissés en prairie. Les animaux vont transformé quelque chose de non-consommable par l'homme (herbe, feuilles d'abres, de ronces, restes de cuisine, etc) en lait, en laine et en fumier (et en viande si on le désirait, ce qui n'est pas le cas). En hiver, une partie de la production légumière qui n'est pas consommable par les humains peut servir à nourrir les animaux (feuilles de choux fleur, feuilles de navets, betteraves, etc)

L'image sur le design est non-contractuelle. En fait il n'y aura pas d'âne (il faudrait beaucoup plus de surface) et le poulailler sera au centre du jardin-agro-forestier.

11 Le verger aromatique

12 Le jardin expérimental en croissant de lune

     Nous avons creusé une mare durant l'automne 2014 au sud-est de notre terrain principal. Cette mare sera un élément central de notre futur circuit d'eau, mais aussi de notre futur jardin pédagogique et expérimental en forme de croissant de lune.

    Le croissant de lune se situera au nord de la mare profitant de son inertie thermique la nuit et de la réflexion de la lumière du soleil (transformé en chaleur) le jour.

    Le croissant permettant en outre de protéger les cultures des vents et des masses d'air froid venant du nord du terrain. D'autant plus que notre pente est en pente avec une orientation vers le sud (ce qui d'ailleurs l'orientation optimale pour créer un microclimat avec la combinaison d'une mare et d'un croissant de lune).

    En creusant la mare, nous avons mis de côté la terre arable qui nous servira pour confectionner les buttes du croissant. 

    Au sein du croissant de lune, l'idée est d'expérimenter différentes techniques de butte et de cultures (avec ou sans bois, avec paillage ou compostage de surface,etc...) et d'en profiter pour créer des temps pédagogiques sur ces différentes techniques. 

    Cette année 2015 sera l'occasion de commencer à confectionner les buttes, de tenter les premières expériences, peut-être de planter les premières plantes, arbres et arbustes et de peaufiner la mare pour qu'elle soit riche de faune et de flore.

   Vous êtes les bienvenu-e-s pour participer avec nous à ces différentes temps pédagogiques !

 

13 Le jardin forêt

14 Le pâturage d'été

A l'image des transhumances des montagnes, qui vont chercher la fraicheur dans les hauteurs... sauf que nos animaux, eux, ils descendent (le terrain est en pente) ! En effet, cette "coulée verte", ancien lit naturel du ruisseau du pin, classée zone humide de type 4 est inaccessible l'hiver. Le ruisseau actuel (qui devrait être situé tout en bas sur le design, et qui longe la prairie) déborde quasi entièrement sur la prairie lors des crues d'hiver. Beaucoup de matières organiques y sont ainsi déposées, ce qui fait que arrivé au printemps/été, la végétation y est luxuriante.

De ce fait, une partie de la prairie sera également utilisée en tant qu'auto-production de mulchage (pour pailler les cultures), après avoir été fauchée et stockée.

La culture de végétaux qui demanderaient un suivi constant ne serait pas vraiment adapté, car très éloigné des zones d'activité humaine.

15 (non-visible sur le design) Le tunnel d'activités agricoles (rangement, préparation des paniers, etc...)

Actuellement, ce tunnel bâché en vert abrite toutes les activités de la ferme. Quand le bâtiment pédagogique et associatif sera fini, le tunnel abritera essentiellement nos activités paysannes (transformation, rangement, vente à la ferme, séchage, etc...).

16 Autres éléments du site non-visibles sur le design (poulailler, bergerie, toilettes sèches, zone de compost, circuit d'eau avec phyto-épuration, etc...)

1 Les poulaillers

Un poulailler sera construit en 2017 au centre de l'agroforesterie maraîchère. Autour de son futur emplacement ont été plantés des "arbres à poules" (sureau noir, sorbier des oiseleurs) pour leur assurer un peu plus d'autonomie. Il sera combiné avec une cabane à outils et éventuellement un petit bureau. Le tout avec une pergola pour se reposer à l'ombre les jours de fortes chaleurs quand nous serons dans le jardin;

Un autre poulailler est prévu d'être construit en 2016, combiné avec une bergerie/chèvrerie. Voir ci-dessous pour plus d'infos.

En attendant, nous avons quasiment fini de construire un poulailler mobile ou chicken tractor qui nous permettra de déplacer les poules dans le verger et le jardin maraîcher. Les poules fertiliseront les terres, limiteront le parasitisme et effectueront un léger désherbage. 

Attention cependant à ne pas les laisser plus d'une journée ou deux sur le même endroit dans votre potager pour ne pas tasser le sol, qu'elles éliminent aussi les auxiliaires et qu'elles sur-fertilisent votre terre, d'où l'avantage du poulailler mobile ! ;)

Pour l'instant, nous nous approvisionnons en oeufs auprès d'Hubert et Louisette pour les vendre en complément des paniers. L'idée est d'être autonome à ce niveau d'ici 2017 avec 20-30 poules.

L'avantage d'avoir deux poulaillers et un poulailler mobile est que nous pourrons amoindrir l'impact des poules sur l'écosystème tout en leur assurant une nourriture équilibrée, toujours de l'herbe et éviter les problèmes de parasitisme pour elles. 

2 La bergerie/chèvrerie

Initialement placée au numéro 10 sur le design, la bergerie/chèvrerie est prévue d'être construite à l'entrée du jardin paysager comestible au nord du tunnel de pépinière.

La cabane actuelle située au numéro 10 servira à les rentrer durant la belle saison pour la traite, la tonte ou autre besoin. Une extension de la clôture est d'ailleurs en cours auprès de la cabane.

La Bergerie/chévrerie intégrera aussi un poulailler, une zone de stockage du foin et de la paille et une mini-serre.

Essentielle durant l'hiver pour protéger les animaux de la rigueur de l'hiver (que ce soit de l'humidité et/ou du froid), surtout durant l'agnelage, elle permettra aussi d'aller voir régulièrement les animaux de par sa proximité avec la zone d'accueil et des activités agricoles.

Des chantiers d'autoconstruction sont prévues durant le printemps/été 2016. Si vous êtes intéressés, n'hésitez pas à nous contacter et/ou à venir le jeudi sur la ferme.

3 La cabane à outils

De bonnes envies de fraîcheur en plein labeur estival et l'envie de moins se déplacer pour chercher et ranger les outils nous ont fortement incités à réfléchir à la construction d'une cabane à outils avec petite terrasse au centre du jardin-maraîcher (accolé à un petit poulailler). Rajoutez-y des lianes comestibles pour l'ombrage, des petits arbustes fruitiers pour notre consommation et celle des poules et vous obtenez notre petit coin de détente et de rangement au centre d'une activité foisonnante (enfin un peu moins en pleine canicule où vous nous surprendrez surement à tarder à la farniente ;).

Travaux d'autoconstruction prévus en 2017 si nous ne traînons pas trop à faire la sieste...

4 Les toilettes sèches

Nous disposons actuellement de deux toilettes sèches sur notre ferme, toutes auto-construites.

Une est disposé en bas du terrain près de la zone de vie et de la zone maraîchère.

L'autre entre le verger la zone d'accueil.

Nous récupérons de la sciure d'un menuisier du coin. 

Les deux zones de compost des toilettes sèches sont pour l'instant provisoires. Nous les laissons au bord de deux haies. Quand nous aurons plus de temps et d'expérience, nous comptons utiliser ce compost pour amender les arbres fruitiers. Pour ne pas prendre de risque sur ces composts, nous rappelons qu'il est recommandé de les laisser composter plus d'un an et d'éviter de les utiliser pour les légumes. Avec de l'expérience, il est plus tard possible de les utiliser au bout de quatre mois et ce dans un potager comme l'effectue Denis Pépin, un excellent formateur en jardinage bio et maître composteur : http://www.jardindespepins.fr/

5 Les zones de compost

6 La cave

Commencé en juin 2015, le chantier de construction de la cave a nécessité une bonne dose d'effort et de temps. Sur une surface de 12m2 environ, nous avons creusé sur 1m80 de profondeur afin d'obtenir une cave semi-entérée qui sera optimale en inertie thermique.  Nous remercions au passage les copain-ne-s et personnes de passage qui ont donné de leur sueur pour nous aider à creuser cette mini-carrière ;)

A la fin de l'été et au début de l'automne 2015, nous avons posé le toit en bardage bois ainsi que posé les murs en palettes. Mis en suspens, le chantier redémarrera à la fin de l'hiver. 

Il nous reste à remplir les palettes de terre-paille et à couvrir le toit de terre (avec films adaptés pour les toitures végétales), à aménager l'entrée de la cave et son intérieur.

Prévue pour être achevée en Juin 2016, la cave permettra nous permettra de stocker les légumes d'été le temps de les mettre dans les paniers, de stocker le fromage de chèvre que confectionne William, les conserves de légumes et autres préparations de notre cru.

On a bien hâte qu'elle soit finie ! ;)

7 Le circuit d'eau avec phyto-épuration

8 La douche solaire ou/et avec récupération de chaleur à la Jean Pain